Réclamation collective envers la France pour l’abolition des châtiments corporels
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- Mis à jour le samedi 18 mai 2013 08:56
- Publié le samedi 18 mai 2013 08:42
Le 11 février dernier, une réclamation collective contre la France a été déposée auprès du Comité européen des Droits sociaux (CEDS) par l’association anglaise APPROACH (Association for the Protection of All Children), en raison de l'absence d'interdiction claire des châtiments corporels envers les enfants en France.
Elle est visible sur le site du Conseil de l’Europe parmi la liste des réclamations collectives relatives à la Charte sociale européenne.
On peut y lire ceci :
« La réclamation a été enregistrée le 4 février 2013. L’organisation réclamante allègue que la France ne respecte pas ses obligations au titre de l'article 17 (droit de la mère et de l’enfant à une protection sociale et économique) de la Charte sociale européenne en raison de l'absence d'interdiction explicite et efficace de tous les châtiments corporels infligés aux enfants dans la famille, les écoles et autres cadres, et parce que la France n'a pas agi avec la diligence voulue pour éliminer de tels châtiments dans la pratique. »
On constate sur ce même site que des plaintes similaires, concernant six autres pays, ont été déposées par la même association. Il s’agit de la Belgique, Chypre, la République tchèque, la Slovénie, l’Italie et l’Irlande.
À propos des enfants-rois et des adultes tyrans
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- Mis à jour le mardi 7 mai 2013 13:59
- Publié le samedi 12 janvier 2013 07:41
Dans l’inépuisable série « Il faut frustrer les enfants », le magazine Psychologies de janvier 2013 vient de publier un nouvel article sur le thème des « enfants-rois » et des « adultes tyrans ». Cet article est un modèle de désinformation.
Son titre : « De l’enfant-roi à l’adulte tyran » est suivi d’un résumé qui ne laisse aucun doute sur la réalité de la prolifération de ces dangereuses personnalités : « Moi d’abord ! Ils sont de plus en plus nombreux à refuser sans remords les règles de la vie en collectivité. » Or, quand on lit l’article, on s’aperçoit que l’augmentation annoncée comme vertigineuse du nombre des « mal-élevés » ne repose que sur la conviction du psychologue Didier Pleux (« J’ai eu affaire, ces dernières années, à une augmentation des consultations d’hommes et de femmes victimes de ces personnalités tyranniques, mais aussi d’adultes tyrans, traînés dans mon cabinet par leur conjoint ou leurs parents. ») et sur celles d’une professeure de sciences économiques, Cécile Ernst, qui affirme que « nous sommes en face d’un phénomène inquiétant » sans en donner la moindre preuve autre que son sentiment que les adolescents sont de plus en plus difficiles. Une psychologue plus avisée, Dominique Picard, reconnaît, elle, qu’« on ne peut pas savoir objectivement si l’incivilité augmente », mais seulement qu’« elle est de plus en plus ressentie et mal vécue », ce qui n’a rien à voir avec une augmentation objective du phénomène. L’autre référence « scientifique » de l’article est l’écrivain et humoriste Jean-Louis Fournier, auteur d’un livre au titre significatif : Mouchons les morveux, et qui, lui, affirme que « l’enfant-roi, c’est de la graine de dictateur ».
Or, il suffit d’un peu réfléchir pour se rendre compte que l’augmentation des consultations pour ce genre de cas, si elle est réelle, ce qui reste encore à prouver, peut être au contraire un très bon signe, celui que les parents sont plus conscients de leurs difficultés, que les conjoints ou conjointes se laissent moins faire et que les « adultes tyrans » eux-mêmes, si dangereux d’après Didier Pleux, acceptent de venir consulter un psychologue, ce qui est plus civilisé que de battre son conjoint ou sa conjointe. Je ne vois pas en quoi il y a là « danger pour la démocratie », comme le proclament Pleux, Ernst et Fournier.
Quant à la cause de ladite augmentation des « adultes tyrans », dont la réalité n’est prouvée par aucune étude scientifique, pour Didier Pleux elle est claire. Il affirme que ces adultes n’ont pas été « mal aimés, incompris, empêchés de s’exprimer dans leur enfance ». Ils n’ont subi « aucune carence affective », mais au contraire une « survalorisation de leur personnalité ». Leur enfance a été le moment de la « toute-puissance », autre tarte à la crème de la psychologie et de la psychanalyse actuelle. Les analyses d’Alice Miller, qu’il cite, ne concernent, pour Didier Pleux que « la génération élevée dans la rigidité du surmoi et de la puissance parentale » qu’il oppose à la génération qui, selon lui, a pu cultiver jusqu’à l’âge adulte son illusion de « toute-puissance ». Il précise bien qu’il n’est pas question pour lui de regretter les fessées, mais en affirmant cela, il montre que, pour lui, les fessées appartiennent au passé, alors que 80 % des parents continuent à y recourir.
Il n’est pas question de nier que certains parents sont débordés par leurs enfants, souvent parce qu’ils ont cherché à satisfaire non pas les besoins de leurs enfants (besoins de tendresse, de présence réelle, d’attention), mais leurs désirs de biens de consommation exacerbés par la publicité. Mais, jusqu’à preuve du contraire, il reste que les grands criminels ont été beaucoup plus souvent des enfants maltraités ou mal aimés que des enfants-rois. Les dictateurs, comme l’a montré Alice Miller ont tous été des enfants épouvantablement maltraités. Depuis que l’éducation s’est relativement adoucie par rapport à ce qu’elle était au début du XXe siècle, le taux réel de délinquance et de criminalité n’a pas cessé de baisser.
Le vrai « danger pour la démocratie » et le vrai risque de voir apparaître des dictateurs reste toujours la violence éducative, qu’elle se manifeste sous la forme de carences, ou qu’elle soit physique, verbale ou psychologique.
Olivier Maurel,
fondateur de l'OVEO.
Pourquoi un Observatoire de la violence éducative ordinaire ?
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- Mis à jour le vendredi 17 mai 2013 15:56
- Publié le samedi 10 janvier 2009 20:45
EDITORIAL - Par Olivier Maurel, président de l'OVEO
Ecrit en 2005, révisé en 2008
La présentation de l'Observatoire de la Violence Educative Ordinaire que nous faisions en 2005 (voir ci-dessous) nous paraît plus que jamais d'actualité, notamment depuis que le Conseil de l'Europe a lancé sa campagne pour l'interdiction de toute forme de violence éducative: « Construire une Europe pour et avec les enfants ».
Aujourd'hui, nous voudrions seulement souligner de façon encore plus explicite le fait que la violence éducative ne se limite pas aux violences physiques. Notre relation avec les enfants est souvent telle que nous trouvons normal de les traiter, verbalement et psychologiquement, comme nous ne traiterions pas les adultes et les personnes âgées et, plus précisément encore, comme nous supporterions très mal d'être traités nous-mêmes, surtout par quelqu'un de proche et qui dit nous aimer.
Comment supporterions-nous (ou supportons-nous !), par exemple, que notre conjoint ou conjointe nous menace de nous punir, nous sermonne, nous fasse la morale, nous critique, nous injurie, se moque de nous, nous compare à d'autres de façon désobligeante, etc. ? Or, qui n'a connu cela dans son enfance ? Et qui ne l'a fait plus ou moins subir à ses enfants ?
C'est parce que nous avons presque tous subi ces traitements que nous trouvons normal de les infliger aux enfants.
Autrement dit, ce qui est nécessaire, c'est un changement de regard sur les enfants, changement qui ne peut probablement s'effectuer qu'à condition de changer notre propre regard sur l'enfant que nous avons été. C'est le plus souvent parce que nous avons fait nôtre le mépris subi dans notre enfance que nous ne voyons plus ce qu'il y a d'anormal dans tous ces comportements à l'égard des enfants.
L'Observatoire de la Violence Educative Ordinaire est à la fois une association et un site créés dans le but d'informer le plus largement possible l'opinion publique et les responsables politiques sur la pratique de la violence éducative ordinaire, c'est-à-dire les diverses formes de violence utilisées quotidiennement pour éduquer les enfants dans les familles et les institutions (écoles , assistantes maternelles...).
Suite ...
Qu'est-ce que la violence éducative ordinaire ?
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- Mis à jour le mardi 9 avril 2013 13:41
- Publié le samedi 12 décembre 2009 20:52
Quelques suggestions si vous visitez notre site pour la première fois...
Editorial : Pourquoi un Observatoire de la violence éducative ordinaire ?Qu'est-ce que l'Observatoire de la violence éducative ordinaire ?
- Présentation résumée et informations indispensables : dépliant de l'OVEO.
- Pour plus de détails, voir la rubrique "L'OVEO" : qui nous sommes, comment nous contacter et adhérer, nos actions...
- Nos définitions personnelles de la VEO (et celles de nos visiteurs !)
Dans la partie "La VEO à la loupe" : une Histoire de la violence éducative ordinaire, des témoignages, des textes fondamentaux pour mieux comprendre ce qu'est la VEO et quels sont ses effets...
Dans la partie Pour un monde sans VEO : une géographie de la violence éducative ordinaire (VEO) dans le monde, des articles sur l'état de la législation (voir ci-dessous), des critiques de livres, des liens et bien d'autres ressources... A noter (2012) un article donnant des informations importantes sur un traitement de l'autisme.
Pour aider les visiteurs, nous nous efforçons aussi de mettre les articles du site en lien les uns avec les autres. N'hésitez pas à nous faire des suggestions si vous en trouvez que nous pourrions ajouter !
Faut-il légiférer sur la violence éducative ordinaire ?
Plusieurs articles et lettres ouvertes en réponse à la polémique relancée en France en 2009 par la proposition de loi de la députée Edwige Antier :- Lettre ouverte à Claude Halmos
- Lettre ouverte à Aldo Naouri et Marcel Rufo
- Pourquoi une loi d'interdiction des châtiments corporels et autres traitements humiliants est-elle souhaitable et nécessaire ?
- La loi contre la violence éducative ordinaire : une loi préventive
- Est-il dangereux de faire des sondages sur la fessée dans les écoles ?
- Faut-il en finir avec la fessée ? et bien d'autres articles dans la partie "Pour un monde sans VEO".
- Mai 2011 : une campagne contre les violences éducatives ordinaires
- La fessée est-elle un attribut de l’autorité parentale ?
- Suède : l'interdiction des châtiments corporels n'accroît pas la maltraitance (la Suède reste l'un des pays au monde où la maltraitance est la plus faible)
Diaporama : Un trou noir dans les sciences humaines
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- Mis à jour le mardi 9 avril 2013 13:28
- Publié le mardi 17 novembre 2009 12:13
Olivier Maurel a réalisé un diaporama intitulé "Un trou noir dans les sciences humaines" qu'il a présenté à Paris à l'occasion du colloque "Aux sources de la violence - De l'enfance à l'adolescence" organisée par la Fédération française des psychologues et de la psychologie du 8 au 10 octobre 2009.
Vous pouvez aussi consultez les autres diaporamas sur le site de la FFPP.
NB : ce diaporama a donné lieu à un livre à paraître en juillet 2012 aux éditions "L'Instant présent" : La Violence éducative, un trou noir dans les sciences humaines.

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