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Pour faire connaître l'OVEO, un dépliant (version 2012) à imprimer et à distribuer.

Pour les associations : Appel pour l'interdiction des punitions corporelles.

Écrire votre définition de la violence éducative ordinaire.

Écrire votre témoignage sur la violence éducative ordinaire.

EN MEMOIRE D'ALICE MILLER

Alice Miller est décédée le 14 avril 2010, à l'âge de 87 ans. L’apport de son œuvre à ses lecteurs ainsi qu’à la cause des enfants et de l’humanité est incommensurable.

Lire l'article : En mémoire d'Alice Miller

C'est pour ton bien !, un livre majeur dont vous pouvez lire un extrait : Existe-t-il une "pédagogie blanche"?

Alice Miller - Abus et maltraitance de l'enfant : un site incontournable sur la violence éducative

LETTRE D'INFORMATION

Pour être régulièrement tenu au courant de nos activités, inscrivez-vous à notre lettre d'information. La lettre n° 14 a été envoyée le 31/01/14. Si, pour une raison quelconque, vous ne l'avez pas reçue, merci de nous le faire savoir à webmaster@oveo.org.

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Point de vue de l'OVEO sur l'actualité

Fin avril 2010 : Journées de la non-violence éducative

Une exposition et un débat sur le thème "Abolir les châtiments corporels infligés aux enfants" sont organisés à Strasbourg le 27 avril. Ce sont le Conseil de l'Europe, le gouvernement suédois et l'organisation Save the Children Sweden qui rassemblent personnalités et experts pour fêter les 30 ans de la loi d'interdiction suédoise. A noter que Mme Edwige Antier, qui a déposé au parlement une proposition de loi d'interdiction pour la France, participera au débat. Vous trouverez plus d'informations et le programme sur le site du Conseil de l'Europe dédié à la lutte contre les châtiments corporels.

La journée internationale de la non-violence éducative (30 avril) est coordonnée chaque année en France par La Maison de l'Enfant. A noter cette année des manifestations aux quatres coins de la France : Paris, Chartres (28), Othis (77), Clermont-Ferrand (63), Limoges (87), Saint Etienne de MontLuc (44), Plougonvelin (29), Rennes (35), Dingé (35), Avignon (84), Montpellier (34), Chateurenard (13), Nimes(30), Muret (31), Sarrancolin (65), Lourdes (65) et dans le 04 à Manosque, Dignes, Thoard, Seyne, Bras d'Asse, Saint André les Alpes, Forcalquier, Banon, Mane et Oraison. Pour connaître le détail des initiatives mises en place dans votre région, vous pouvez consulter le programme présenté sur le site de la Maison de l'Enfant.

N'hésitez pas également à imprimer et distribuer les tracts que nous avons préparés au sujet de la violence éducative. Vous pouvez également télécharger une pétition que l'OVEO a mise en place et la faire signer autour de vous à l'occasion de cette journée de la non-violence éducative.

A l'occasion de la journée de la femme

A l'occasion de la journée mondiale de la femme (lundi 8 mars), et comme elle l'avait fait en novembre dernier à propos des droits de l'enfant, Marie-France Chatin, journaliste et animatrice de l'émission Géopolitique sur RFI, fera l'état des lieux dans le monde et en France de la violence domestique et abordera notamment le rapport entre violence éducative et violence conjugale.

L'émission sera diffusée ce samedi 6 mars à partir de 16h10 avec pour invités Muriel de Gaudemont, d'Amnesty International, responsable de la commission femmes, Olivier Maurel, président de l'OVEO et auteur de Oui, la nature humaine est bonne ! et Muriel Salmona, psychiatre-psychotraumatologue, présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie et marraine de l'OVEO.

Evénements mars 2010


Paris, 30 mars : lecture de L’Enfant criminel de Jean Genet

Du 30 mars au 9 avril, au théâtre Le vent se lève (118, av. Jean-Jaurès, Paris 19ème) aura lieu un spectacle-lecture du texte de Jean Genet L’Enfant criminel, avec des interventions autour de la violence éducative. Le 30 mars à 20 h 30, le spectacle sera suivi d’une intervention sur Alice Miller par Françoise Charrasse, thérapeute membre de l’OVEO, et d’une présentation de l’OVEO. Le 8 avril, intervention de l'association "Ni claques ni fessées". Plus d’informations sur le spectacle...


Lille, 27 mars : "L'Enfant et la Vie" fête ses 40 ans

La revue L'Enfant et la Vie, publiée par l'association Nascita, qui s'est fixé pour but "d'expliquer les besoins essentiels des petits et des grands pour mieux les connaître et les comprendre", fêtera ses 40 ans d'existence le samedi 27 mars 2010, entre 9 h et 18 h, à la Faculté de médecine de Lille, quartier Vauban, 56 rue du Port. Inscription nécessaire (nombre de places limité) et participation aux frais.


Paris, 19 au 22 mars : salon "Vivre autrement"

L’OVEO sera représenté au salon Vivre autrement sur le stand des éditions L’Instant présent. Une intervention est prévue pour présenter l'association le lundi matin 22 mars.


Est-il dangereux de faire des sondages sur la fessée dans les écoles ?


A l'occasion de la proposition de loi de la députée Edwige Antier, une enseignante de CM1 a eu la curiosité de faire un petit sondage dans sa classe pour savoir quels étaient les enfants qui recevaient des fessées.

Les résultats nous ont paru très intéressants : sur 19 élèves questionnés, 3 ont répondu n'avoir jamais reçu de fessée. Ce qui donne environ 85 % d'enfants qui en reçoivent (plus ou moins fréquemment), un pourcentage tout à fait conforme aux estimations habituelles.

A la question "êtes-vous pour ou contre la fessée ?", les 3 élèves qui disaient n'en avoir jamais reçu ont répondu qu'ils étaient contre. Sur les 16 autres (ceux qui reçoivent des fessées), 9 ont répondu qu'ils étaient contre, mais 7 ont dit qu'ils étaient pour.

Ceux qui étaient contre exprimaient souvent un sentiment d'humiliation. Quant à ceux qui étaient « pour », lorsqu'on leur a demandé pourquoi, la plupart ont répondu qu'ils préféraient une fessée (rapide et qui ne fasse pas trop mal) à une punition qui les priverait d'un loisir ou d'une friandise (donc d'un plaisir attendu, espéré ou habituel).

Ce petit sondage nous paraît exemplaire à bien des égards. Il montre d'abord que peu d'enfants ne reçoivent jamais de fessées (la question n'a pas été posée pour d'autres formes de châtiments corporels ni pour les différentes formes de punition). Mais surtout, il montre qu'on ne peut pas être « pour » la fessée à moins d'en avoir l'habitude et de considérer cela comme une punition « normale » et éventuellement « méritée ». De plus, le « choix » supposé de la fessée est purement négatif, c'est-à-dire que l'enfant, en réalité, la compare implicitement aux autres formes de punition qu'il connaît, et non à l'absence de punition – l'enfant qui a l'habitude d'être puni n'envisage pas qu'il soit possible de ne pas l'être.

Cette habitude inculquée dès le plus jeune âge l'amènera très souvent, une fois adulte, à oublier les sentiments d'injustice et de révolte qu'il a pu éprouver pour ne plus envisager que la « nécessité » des punitions pour élever un enfant, et à se convaincre que les punitions subies étaient normales et bien méritées.

A la suite de ce petit sondage, nous nous sommes demandé si l'OVEO ne pourrait pas proposer aux enseignants un sondage plus détaillé – avec des questions pour distinguer, par exemple, les enfants de moins de 5 ans, ou de 5 à 7 ans, de 7 à 9 ans, etc., et/ou des questions différenciant les sortes de punitions (fessée, autres châtiments corporels, mise à l'écart, privation d'un plaisir attendu…) – et établissant des relations entre les réponses. Un tel sondage aurait pu aussi nous permettre de savoir comment les enfants jugeaient le fait d'être frappés ou punis selon leur âge, s'ils trouvaient cela plus normal à 7 ou à 9 ans qu'à 3 ou 5 ans…

Finalement, nous avons renoncé à proposer ce sondage devant les difficultés qu'il risquait de présenter. Nous avons pensé que les instituteurs qui feraient ce sondage prendraient des risques, étant donné l'état de l'opinion publique sur cette question : si les enfants parlaient à leurs parents, ceux-ci risqueraient de penser que « l'instit se mêle de ce qui ne le regarde pas », qu'il fait intrusion dans la vie des familles. Et nous nous sommes demandé si nous courions nous-mêmes un risque (des poursuites judiciaires ?) si nous rendions compte d'un sondage réalisé dans ces conditions – par des enseignants dans leurs classes, sans que les parents en aient été informés.

Un article récemment paru sur le site de France Info vient confirmer l'idée qu'il n'est décidément pas facile, en France, de parler de la violence éducative ordinaire à l'école... Et pas seulement par crainte de représailles des parents, mais aussi parce que les enseignants eux-mêmes semblent avoir du mal à considérer « la fessée » comme une forme de violence ! Pris au dépourvu, cet enseignant a cherché désespérément à établir la différence entre une forme de violence ordinaire « acceptable » (sinon souhaitable !) et ce qu'il appelle lui-même « maltraitance ». Notons tout de même que, selon ses propres critères, le quart des enfants de sa classe sont donc victimes de « maltraitance » ! Et plus de la moitié des enfants se déclarent eux-mêmes « battus », que l'enseignant appelle cela « maltraitance » ou « fessée isolée ». On est en droit de penser que, sur les 11 élèves qui ne se sont pas déclarés « battus », une bonne partie ont tout de même reçu ou reçoivent plus ou moins régulièrement des fessées, sans parler d'autres formes de VEO comme les menaces, les punitions et les jugements dévalorisants…

    Extraits de l'article : « Ce devait [être] un cours de français ordinaire, ce matin de novembre, dans la classe de CE2 de M. O. […]. Mais, la conversation dérive sur la question de la maltraitance, et le débat tourne alors au grand déballage : 15 enfants sur 26 se déclarent subitement "battus" !

    Perplexité, panique (presque) de l'enseignant, qui précise pourtant à ses élèves, "qu'il ne faut pas confondre fessée isolée et coups répétés" et qui se sent soudain "très démuni". Que faire de ces témoignages pris sur le vif ? Comment protéger ces enfants ? Faute de réponse immédiate -réflexe- le maître conseille à ses élèves d'appeler le 119, le numéro d'appel d'urgence pour l'enfance en danger...

    "Ils sont quinze à se dire battus, mais il n'y a pas quinze enfants battus dans ma classe ", modère ce professeur des écoles qui exerce depuis plus de dix ans... Mais il se dit tout de même intimement convaincu que "sept le sont vraiment", étant donnés "leurs difficultés scolaires et leur comportement en classe". »

Cet article nous rappelle beaucoup l'article de Mme Claude Halmos, où il était question d'« une fessée, un jour » ! Et il nous montre que, décidément, il sera bien difficile de lutter contre la « maltraitance » tant que l'on cherchera à se convaincre que donner une « bonne fessée » n'a rien à voir avec « battre les enfants » ! Et tant qu'il sera dangereux pour un enseignant de faire un « petit sondage sur la fessée » dans sa classe…

Faut-il en finir avec la fessée ?


Un grand bravo et un grand merci à Elizabeth Tchoungui, Najibe Tajiouti et Nathalie Le Breton !

Alors que de nombreux journalistes ont tourné en dérision la récente proposition de loi de la députée Edwige Antier, les journalistes de l'émission "Les Maternelles" sur France 5 nous ont offert ce jeudi 17 décembre 2009 une émission passionnante sur le thème de "la fessée".

Vous pouvez voir la vidéo intégrale de ce débat sur le site Internet de l'émission.

A noter dans la dernière partie du débat, "Livre arbitre", l'intervention de Nathalie Le Breton, qui, faisant référence au livre de Bruno Bettelheim Pour être des parents acceptables (éditions Pocket), a présenté un argument très pertinent concernant la punition. Lorsqu'une personne adulte se retrouve au tribunal face à la Justice, elle est d'une part présumée innocente, d'autre part défendue par un avocat ; enfin, la sanction, lorsqu'il y a sanction, n'est pas appliquée par la personne avec laquelle elle se trouvait en conflit.

Il n'y a qu'à comparer ces conditions avec celles dans lesquelles on punit les enfants pour voir que celles-ci sont une très mauvaise initiation à la justice. Un argument de plus en faveur d'une abolition des punitions corporelles !

Cependant, au-delà de notre satisfaction de voir enfin une émission qui prenne au sérieux cette proposition de loi (et donc la souffrance des enfants), nous devons bien constater que le débat sur l'éducation reste largement cantonné dans le domaine des moyens de contrôle : bien souvent, on a l'impression qu'il consiste surtout à trouver des alternatives aux châtiments corporels, sans changer véritablement le regard que les adultes portent sur les enfants, comme si le but de l'éducation (au sens "élever un enfant") était de rendre l'enfant obéissant, fût-ce par des méthodes "non-violentes". Voir à ce sujet, sur notre site, les articles :
- A propos de l'enfant-roi
- Quand "Je t'aime" signifie : "Fais ce que je te dis..."

Le Luxembourg interdit la fessée !

D'après une brève diffusée par le Réseau européen des Défenseurs des enfants (ENOC), et confirmée par le Conseil de l'Europe, le Luxembourg est depuis quelques jours le 20ème pays européen et le 25ème à travers le monde à interdire les punitions corporelles. Le Luxembourg a en effet apporté des corrections dans le Code civil et le Code pénal qui sont en vigueur à l'intérieur de ses frontières. On notera aussi, sur le site du Conseil de l'Europe, que huit pays (Estonie, Irlande, Lituanie, Pologne, Serbie, Slovaquie, Slovénie et République tchèque) se sont engagés à modifier la loi et à interdire les punitions corporelles envers les enfants.

Nous nous réjouissons bien sûr de ces nouvelles qui nous encouragent à poursuivre notre action en France, et ce malgré les déclarations déplorables qu'on a pu lire ou entendre ces derniers jours, telles celle de Mme Bernadette Chirac, sur Radio Classique, pour qui "une bonne fessée" donnée à un enfant "odieux" ne fait pas de mal, ou encore celle du pédiatre Aldo Naouri, interrogé dans Le Point (n° du 19 novembre 2009, p. 80), qui se dit "formellement opposé aux châtiments corporels", lesquels sont, selon ses mots, "attentatoires à la dignité de l'enfant", mais qui malgré tout trouve la proposition de loi de Mme Antier d'"une stupidité sans nom" !

Nul doute que les interventions de Jacqueline Cornet, présidente de l'association Ni claques ni fessées, ce vendredi 20 novembre entre 15 h et 16 h sur le site du Nouvel Observateur, et celle d'Olivier Maurel, dans l'émission "Géopolitique" sur RFI, samedi 21 novembre entre 15 et 16 h également, sauront apporter au débat actuel en France des arguments mieux fondés.