Quand on a rencontré la violence pendant l'enfance, c'est comme une langue maternelle qu'on nous a apprise.

Marie-France Hirigoyen.

Le décès fin octobre à Alexandrie du collégien Islam Amr

Le décès fin octobre à Alexandrie du collégien Islam Amr Badr, âgé de 11 ans, "tabassé" par son professeur de maths pour ne pas avoir fait ses devoirs, a attiré les regards vers un phénomène grave : la violence éducative dans les écoles, partie immergée de l'iceberg dont les cas extrêmes comme celui-ci ne sont que la partie émergée.
Source : le Petit Journal du 18 décembre 2008

Suite à cela, le gouvernement égyptien annonce son intention d'insister sur l'interdiction des châtiments corporels à l'école. Ce genre d'interdiction est malheureusement inefficace s'il n'est pas assorti d'une interdiction des mêmes punitions dans les familles. En France, la première interdiction date de 1834, soit plus de 170 ans, et on continue à voir des enseignants frapper les enfants, et, juridiquement, certains croient encore à l'existence d'un "droit de correction" dans les écoles. Pourquoi ? Parce que les enseignants qui ont été eux-mêmes frappés par leurs parents trouvent normal de frapper leurs élèves. Et que les élèves qui ont l'habitude d'être frappés chez eux ont tendance à n'obéir qu'aux coups et provoquent les enseignants jusqu'à ce qu'ils aient obtenu ce qu'ils considèrent comme la seule "limite" à leurs comportements perturbateurs.
Source : Egypte : le procès très suivi d'un enseignant du 20 décembre