La violence n'est pas innée chez l'homme. Elle s'acquiert par l'éducation et la pratique sociale.

Françoise Héritier, anthropologue, ethnologue, féministe, femme politique, scientifique (1933 – 2017)

Critique du conditionnement explicite des bébés proposé par Anna Wahlgrenpleurs

par Amandine C., Marianne R. et Soline L., membres de l’OVEO

1er mai 2017 : Des personnes nous ont signalé les confusions existant dans cet article 1 entre la présentation de la méthode d'Anna Wahlgren pour faire dormir les enfants, sa présentation dans le livret Le modèle standard ou Comment s’occuper d’un nourrisson par Sarah Bussenot et les livres For the Love of Children et Au dodo les petits d'Anna Wahlgren. Le texte a été retravaillé pour lever ces ambiguïtés et présenter plus exactement cette méthode, ce que nous avons fait à partir des informations accessibles en ligne. Merci à ces personnes qui nous ont alertées.


Dans son livre For the Love of Children, Anna Wahlgren a proposé la mise en place d'un rythme précis avec un bébé. Par la suite, elle a approfondi le sujet du sommeil dans Au dodo les petits, brièvement décrit avec témoignage sur le blog ParentsBienveillants. Dans une interview, le couple qui a réédité ce livre en 2016 explique ce qu'il en a compris, comment il l'a appliqué et ce que cela lui a apporté. Le rythme proposé dans ces livres est résumé en français par Sarah Bussenot dans le livret Le modèle standard ou Comment s’occuper d’un nourrisson.

Le présent article concerne le sommeil, sur la base des éléments accessibles publiquement dans les références ci-dessus.

père avec son enfant dormant tous les 2

Le modèle de rythme est à mettre en place en plusieurs étapes, dès la naissance 2, et concerne principalement la nourriture (diversification vers 4 mois), les interactions et le sommeil, en tendant vers des nuits de 12 heures (indiqué comme possible dès le 4ème mois 3) et des siestes avec des durées fixes, fût-ce en réveillant l'enfant (2h30 au maximum vers le 2ème mois 4).

Selon le modèle standard, s'il a bien été été suivi depuis la naissance, l'enfant, à partir du 4ème mois est censé pouvoir dormir plus d'une dizaine d'heures d'affilée la nuit. Il est conseillé de ne pas mettre le bébé à dormir dans une chambre sans les parents avant le 4ème mois. Si l'enfant ne dort pas la nuit le nombre d'heures qu'aimeraient ses parents [parce que le modèle n'était pas connu, ou qu'il n'a pas été appliqué ou n'a pas fonctionné], le livre Au dodo les petits propose une méthode approfondissant celle décrite dans For the Love of Children. Il préconise de ne la commencer qu'à partir du 4ème mois. De préférence, le bébé dort dans une pièce séparée. À un moment décidé par le parent qui fait le coucher, ce dernier indique qu'il va partir au moyen d'un petit rituel sur un ton ferme et part. Si le bébé pleure, le parent signale sa présence derrière la porte, éventuellement ouverte, mais sans se faire voir. Si l'enfant est plus grand, la porte est fermée pour qu'il ne puisse pas venir retrouver son parent 5. Éventuellement, le parent va toucher son enfant, le bercer ou le "flapoter" 6, mais en le laissant dans son lit.

La justification donnée à cette façon de faire est qu’aller chercher un bébé et l’emmener lorsqu’il pleure le conforterait dans l'idée que le lit et sa chambre sont des endroits dangereux dont le parent l’a sauvé. C'est une théorie séduisante : prendre l'enfant dans son lit alors qu’il appelle, c’est lui signifier qu'il n'y est pas en sécurité, il suffirait alors de le rassurer ou de le convaincre que son lit est l'endroit adapté pour qu'il fasse ses nuits. Dans l'interview, un exemple adulto-centré est proposé : répondre à un bébé en lui proposant une tétée ou un biberon dans la nuit serait comme de proposer une tisane à un adulte dormant dans la jungle qui se réveille par moments et vérifie qu'un autre veille bien à la sécurité.

Or, un bébé pleure pour de multiples raisons : faim, soif, inconfort physique, besoin de présence par l'odeur, le contact corporel, les bruits... Cette multiplicité n'obtient qu'une réponse standard, avec une présence a minima 7. Au final, seule la demande de présence obtient une réponse partielle informant l'enfant qu'il ferait mieux de trouver dans son environnement un objet réconfortant, le fameux doudou 8. Et un bébé ne raisonne pas. Dans son immaturité neurologique et son extrême dépendance à l'autre, il est dans le lien et s'épanouit quand ses parents apportent une réponse adéquate à ses besoins, qu'ils répondent à son appel, qu'ils sont en lien avec lui. Il est dans la perception ; il perçoit leur empathie, leur stress ou leur indifférence ; il perçoit notamment la chaleur de leur corps. Comme dans toute situation, il n'y a pas une seule réponse possible, et c'est peut-être dans la perception justement que l'adulte retrouvera sa capacité innée à apporter la réponse adéquate aux besoins de chacun.

L'acclimatation soudaine de l'enfant (qui, après avoir pleuré régulièrement pendant deux ou trois nuits, s'adapte totalement au système), le surplus de sommeil (plusieurs articles mettent en avant que les enfants deviennent de gros dormeurs y compris en journée), ou encore les fièvres décrites par une maman et a priori par l'auteure du livre elle-même, nous questionnent, voire nous alertent.

En effet, des informations intéressantes sur la physiologie sont en train d'être découvertes, par exemple : « Un bébé qui pleure, s’il est ignoré, sécrète du cortisol (hormone du stress). Cette sécrétion amène l’enfant à passer par plusieurs phases de stress, dont la dernière, l’inhibition, peut ressembler à un retour au calme. Il n’en est rien. C’est bien un état de stress que vit l’enfant qui s’endort après avoir hurlé sans être écouté. Si l’enfant est cajolé et rassuré la nuit, il devrait augmenter petit à petit la durée de ses plages de sommeil. »

Et le sommeil est fluctuant pendant les premières années, par exemple lors de certaines étapes de développement comme l'apprentissage de la marche, pendant lequel nombre parents ont remarqué un sommeil plus agité, comme si leur enfant marchait dans son sommeil. De même, une étude, relatée dans Quelques conséquences du « laisser pleurer » (de Claude Didierjean-Jouveau), a montré le stress constant d'un bébé après trois nuits de méthode Ferber alors qu'il ne pleurait plus, démontrant que ce n'est pas parce qu'un bébé ne pleure plus que son stress est bas, et signale que le stress de la maman a, lui, baissé, car elle n'entend plus de pleurs de son bébé.

Alors, est-ce qu'une voix au loin, répétant le même message en boucle, et cela systématiquement, sans toucher, sans être visible, ou un toucher répétitif avec le minimum de présence, un comportement mécanique, est suffisant, suffisamment rassurant pour un bébé, et garantit que son « retour au calme » n'est pas de l'inhibition, mais le signe d’un réel bien-être ?

De plus, laisser son bébé pleurer sans agir directement peut ne pas être aidant pour la relation entre le bébé et sa mère – voir Pourquoi les femmes qui allaitent trouvent que leur bébé pleure plus.

Il s'agit d'éduquer l'enfant à ne pas déranger le sommeil des parents, à être « sage », cela au détriment de ses besoins – sécurité, attachement, nourricier aussi d'ailleurs 9 – et de plus en devant ne pas montrer à ses parents que cela ne va pas. Le problème du manque de sommeil des parents, ou le fait qu’il puisse être difficile pour eux de trouver de l'intimité, sont considérés comme étant de la responsabilité de l'enfant.

C'est encore une méthode contre le cododo, l'allaitement la nuit, qui oppose père et bébé. Voir l'article du docteur Spears Sept choses que les parents doivent savoir à propos des pleurs du bébé.

Des besoins physiologiques du bébé, comme celui de téter encore pendant la nuit, sont souvent mis à mal par des attentes irréalistes. Ces attentes (véhiculées par une grande partie de notre société, et bien souvent par notre éducation) peuvent nous faire nous sentir mauvais parent car n'arrivant pas à répondre aux besoins de notre bébé, et participer à l'épuisement ressenti. Mais ce n'est pas inéluctable et de plus en plus de livres, d'articles et de témoignages sont publiés qui aident à remettre en question nos croyances et à nous reconnecter à nos enfants.

Nous invitons les lecteurs à se méfier de l’idée qu'un auteur, parce qu’il est suédois, aurait le label « anti-VEO », à plus forte raison quand il est critiqué dans son pays 10.

Nous avons conscience que le sommeil haché des premiers mois est difficile, et que cela peut durer longtemps. Tout parent recherche, tâtonne entre son histoire, les informations dont il dispose et son environnement plus ou moins aidant et même très souvent déstabilisant sur ces questions cruciales comme celle de « il fait ses nuits ?? non ???! ahhh mais alors... » etc. Il n'est pas question d'opposer sommeil des parents et besoins de l'enfant ni de stigmatiser quiconque. Par contre, c'est important de savoir ce qu'il en est des méthodes et informations et de leur fiabilité.

Des pistes qui peuvent aider :

  • chercher des informations fiables sur les besoins des tout-petits en proximité et les rythmes physiologiques (sommeil, nourricier ...),
  • chercher à quoi cela renvoie pour soi.

Nous estimons important que les besoins des parents soient véritablement considérés, et éventuellement pris en charge autrement par notre société, mais que ce ne soit pas au détriment des enfants.

Un pays qui a remis en question la violence éducative ordinaire il y a plus de trente ans, la Suède, a d'ailleurs mis en place des congés parentaux plus longs, avec une partie réservée aux pères, et favorisé la mise en place de groupes d'entraide de parents.

Nous dénonçons ici une forme de dressage au sommeil calqué sur les besoins des adultes et ne prenant pas en considération la voix du tout-petit, pour qui on sait mieux que lui. Une forme de violence éducative ordinaire 11.


Détail de la méthode sur Au dodo les petits !

Interview du couple qui a réédité le livre Au dodo les petits ! Le sommeil des enfants... et de leurs parents !

Articles de notre site en lien avec le sujet :

Un livre très utile sur le sommeil des enfants, voir cet article sur le blog "Maman Chameau" : Dormir sans larmes, du Dr Rosa Jové, la Bible du sommeil des enfants, un livre à lire


29 novembre 2017 : M. Eric Viard, directeur des éditions Biovie, a demandé à exercer son droit de réponse à propos de cet article. Bien que sa demande ait été faite hors délais légaux, nous avons décidé de publier la lettre qu’il nous a fait parvenir, afin que tous les points de vue s'expriment.

Lettre de M. Eric Viard, directeur des éditions Biovie

En effet, le 7 Février 2017, l'OVEO publiait un article intitulé Critique du conditionnement explicite des bébés proposé par Anna Wahlgren dans lequel le livre Au Dodo les Petits que j'ai édité fut directement mis en cause

Le dit article faisait apparaître qu'une confusion est faite entre « Le Modèle standard » et « Au dodo les petits », vous transmettez des informations partiellement erronées et mélangez les deux écrits qui ne sont pas prévus pour le même usage, n'en faisant qu'un, orientant et influençant ainsi l'opinion publique.

Voici les points incorrects:

-Texte OVEO : Un modèle de rythme est proposé, et ce dès la naissance
C'est faux, dans le livre Au Dodo les Petits, à la naissance commence "la lune de miel" : une période d'environ trois semaines d'allaitement à la demande sans exception.

-Texte OVEO : L'enfant, dès 4 mois, est mis à dormir dans un berceau dans une chambre sans les parents
Vous mélangez la cure et le modèle standard, deux écrits différents qui ne sont pas prévu pour le même usage. Anna Wahlgren conseille de garder l'enfant dans la chambre des parents jusqu'à 6 mois dans "le cas normal". La cure est prévue pour les problèmes graves de sommeil et la plupart des familles qui s'intéressent à la cure le font plus tard, car la plupart des parents comprennent aussi que le sommeil morcelé fait partie de la vie avec un bébé. Je partage votre avis que 4 mois est trop tôt pour la cure, mais pas pour de bonnes et longues nuits, possibles à obtenir avec le modèle standard et une alimentation diversifiée (qui n'exclut pas l'allaitement bien évidemment).

-Texte OVEO: Alors, est-ce qu'une voix au loin, répétant le même message en boucle, et cela systématiquement, sans toucher, sans être visible, ou un toucher répétitif avec le minimum de présence, un comportement mécanique, est suffisant, suffisamment rassurant pour un bébé, et garantit que son « retour au calme » n'est pas de l'inhibition, mais le signe d’un réel bien-être ?
Avez-vous lu le livre Au dodo les petits ? Vous omettez le début de la cure et sa progression, ses différentes étapes (sur plusieurs jours) par lesquelles il faut absolument passer pour que la comptine soit effectivement comprise par l'enfant comme un message de calme. Le résumé que vous faites est clairement caricatural et volontairement partiel et partial. Le parent est à côté du lit puis toujours derrière la porte et non pas "au loin". Le toucher répétitif s'appelle du flapotage et est une façon de bercer.

- Texte OVEO: De même, une étude, relatée dans Quelques conséquences du « laisser pleurer » (de Claude Didierjean-Jouveau), a montré le stress constant d'un bébé après trois nuits de méthode Ferber
Je vous joins ici un extrait du livre "Au dodo les petits" pour expliquer le point de vue d'Anna Wahlgren :
« Mon objectif consiste à ce que la cure Au dodo les petits remplace et envoie aux oubliettes la méthode du 5-10-15 ; la méthode des pleurs, appelée en anglais « Controlled Crying Method».

Vous vous demandez peut-être pourquoi ? N’est-il pas plutôt facile de simplement laisser l’enfant pleurer jusqu’à l’endormissement pendant quelques nuits, jusqu’à ce que l’enfant comprenne qu’il vaut mieux dormir ?
A la différence de la méthode des pleurs, la cure Au dodo les petits rend les parents responsables. Ce sont les adultes qui doivent aider l’enfant à retrouver son calme.
Ce sont eux qui doivent garantir la survie de l’enfant et plus que cela : lui garantir une bonne vie, une vie sûre, avec un bon sommeil, un sommeil paisible et un sommeil suffisant – un sommeil agréable que l’enfant appréciera bientôt profondément, assez confiant en lui-même pour pouvoir oser et vouloir s’endormir en paix.

-Texte OVEO: chercher des informations fiables sur les besoins des tout-petits en proximité et les rythmes physiologiques (sommeil, nourricier ...)
Vous ne citez aucune source d'études fiables de ce que vous avancez sur des études scientifiques ou encore la biographie d'Anna Wahlgren dans son pays. Tout le monde peut déposer des informations sur Wikipédia sans que ces informations soient validées.

Cette cure de sommeil, un remède en cas de gros problèmes, n’est donc pas la voie normale et ne doit en aucun cas être réalisée dès la naissance, ni avant que bébé soit diversifié et qu'il ai atteind 6 kilos. Une bonne nuit de sommeil suppose en effet que bébé n’a pas faim. La cure peut en revanche être d’une grande aide en cas de graves problèmes de sommeil, liés à une angoisse chez l’enfant. En effet, avec toutes les bonnes intentions du monde, il est malheureusement fréquent que nous les parents apprenons à notre enfant que notre présence physique est nécessaire pour s’endormir et bien dormir, ce qui peut nourrir une angoisse chez l’enfant et poser des problèmes de réveils répétés. Ainsi, le sommeil de la famille peut graduellement se trouver détérioré. L’enfant est bien évidemment la première victime car le sommeil lui est absolument nécessaire pour son développement, l’adulte peut gérer le manque de sommeil un peu mieux. La cure n’est donc pas « adulto-centrée ». La cure peut être utile dans les cas où les problèmes de sommeil ont escaladé et que l’enfant et les parents sont au bord de l’épuisement, tel que décrit par Eric Viard dans sa préface de « Au dodo les petits ».

Je partage votre crainte qu’un parent mal renseigné, qui n’a pas intégré les piliers fondateurs de la philosophie sous-jacente de la cure : le Calme, la Sécurité et le Plaisir, peut effectivement mettre l'enfant en danger en utilisant les outils, telle que « la comptine » derrière la porte. J’insiste sur le fait que la cure, telle que décrit dans le livre, consiste à accompagner l’enfant. Il ne doit jamais rester sans réponses des parents. Je vous invite à lire le livre afin de vous faire une idée de la philosophie et des étapes par lesquelles il faut passer avant d’effectivement rester derrière la porte et communiquer avec l’enfant avec la voix.


Notes de l'article :


  1. Voir note 11. NB : toutes les notes en fin de page sont celles de l'article.[]
  2. « Il est cependant déjà possible de tendre vers des routines, qui à cet âge sont environ une heure et demie d’éveil suivies par deux heures et demie de sommeil. La journée comprend donc quatre ou cinq périodes d’éveil – quatre ou cinq "repas". » P. 6 du livret Le modèle standard ou Comment s’occuper d’un nourrisson, 2. Le modèle standard - comment faire, concrètement ? / Les premières semaines.[]
  3. « Bien souvent, l’enfant ne mange plus du tout la nuit (qui dure maintenant onze ou douze heures d’affilée). » P. 12 du livret Le modèle standard ou Comment s’occuper d’un nourrisson, 2.3. Récapitulatif par âge / 4ème mois.[]
  4. « Réveillez bébé s’il dort plus que 2,5 heures de suite. » P. 11 du livret Le modèle standard ou Comment s’occuper d’un nourrisson, 2.3. Récapitulatif par âge / 2ème mois.[]
  5. Description faite d'après le blog ParentsBienveillants : « Je le couche ou elle se couche toute seule sur son oreiller sur le "matelas des enfants" ; je pose mes mains en éventail sur elle (son dos ou son ventre en fonction de comment elle s'est couchée, directement ou sur la couverture) je compte 10 secondes, un appui ferme, je me lève et je sors en disant "Bonne nuit, à demain" et en refermant la porte derrière moi. Invariablement elle râle. Je redis 3 fois "Bonne nuit, à demain". C'est la comptine dont parle Anna dans son livre. Il est 20h30. Au début, elle pleurait, se levait, venait derrière la porte. alors je lui resservais la comptine (les 4 vers). Un grand moment de silence puis à nouveau je disais la comptine en fonction de ses "questions" ou de sa "colère". Confirmation, une dernière fois "Bonne nuit, à demain". [...] Par exemple vous pouvez l'utiliser avec un lit à barreaux classique, et rester dans l’entrebâillement de la porte de façon à ce que votre enfant ne vous voie pas mais voie la lumière du couloir par exemple. Il ne doit pas pouvoir venir vous rejoindre, c'est pourquoi chez nous, nous avons choisi de fermer la porte. »
    Dans l'interview, vers 7 mn : matelas devant la porte, porte fermée, aller rassurer son enfant dans son lit puis retour sur le palier.[]
  6. Technique inventée par Anna Wahlgren.[]
  7. Voir l'article Les découvertes sur le cerveau : essentielles pour mieux comprendre le jeune enfant : « En 2013 et 2014, un chercheur japonais et une chercheuse suédoise ont démontré que les câlins et la tendresse font sécréter les molécules du bien-être et du confort et donc maturer le cortex préfrontal. (5) [...]
    5. En 2013 : Testuo Kida, en 2014 : Malin Björnsdotter. »
    Testuo Kida : il existe deux études : Gentle touch activates the anterior prefrontal cortex: An NIRS study (2013) et Gentle touch activates the prefrontal cortex in infancy: An NIRS study (2013).[]
  8. Indiqué en témoignage dans l'interview.[]
  9. Le non-allaitement : une situation fréquente en France :
    « Certains anthropologues ont depuis longtemps remarqué que l’être humain, comme tous les grands singes, semble physiologiquement adapté à un nourrissage au sein quasi continu, avec contact permanent entre la mère et son enfant. »
    « Une étude menée par l’OMS montre que dans tous les pays de cette enquête (Nigéria, Inde, Chine, Guatemala, Chili, Australie, Suède), le bébé tète au moins une fois la nuit, et ce jusqu’à 18 mois au moins. Elle souligne également que la fréquence des tétées nocturnes est plus élevée dans les pays en développement qu’en Suède et en Australie. On pourrait multiplier les exemples qui montrent que les bébés tètent la nuit bien au-delà de la première année dans les contextes où l’allaitement maternel est la norme culturelle. »
    « Dans une étude multicentrique, Hélène Stork montre que 72 % des nourrissons français présentent des troubles du sommeil, contre 27 % des nourrissons japonais et 57 % des nourrissons taïwanais. Pour ces trois populations, les taux de partage du lit des parents sont respectivement de 12 %, et de 72 % pour le Japon et Taïwan. »[]
  10. Présentation de l'auteure sur le site de vente de l'interviewer, fan de la méthode : « Elle est une experte reconnue dans le domaine de l’enfance en Scandinavie et est réputée pour ses cures de sommeil. »
    Mais, d'après sa présentation sur Wikipédia en suédois, les conseils d’Anna Wahlgren pour traiter les troubles du sommeil chez les enfants décrits dans Dormir toute la nuit ont été critiqués à la fois par des psychologues pour enfants et des pédiatres. Les psychologues estiment que la méthode peut conduire à l'attachement précaire lorsque l'enfant ne reçoit pas le réconfort dont il a besoin.[]
  11. Ancien texte du début de l'article : Le Modèle standard ou Comment s’occuper d’un nourrisson.
    "Le livret Le Modèle standard ou Comment s’occuper d’un nourrisson, par Sarah Bussenot, reprend les étapes évoquées dans For the Love of Children et Au dodo les petits ! d’Anna Wahlgren. Ce modèle est décrit dans le livre Au dodo les petits ! d’Anna Wahlgren, réédité à l’automne 2016, et dans une interview au sujet de ce livre du couple qui l'a réédité en France. Il est expliqué sommairement sur le blog ParentsBienveillants et plus en détail dans le livret préparé par Sarah Bussenot, Le Modèle standard ou Comment s’occuper d’un nourrisson.
    Un modèle de rythme est proposé, et ce dès la naissance : nourriture (diversification vers 4 mois), socialisation, participation, sieste, nourriture... en tendant vers des nuits de 12 heures et des siestes de 2 h 30 au maximum, fût-ce en réveillant l'enfant. Le cododo est arrêté dès que le sevrage de nuit est amorcé.
    L'enfant, dès 4 mois, est mis à dormir dans un berceau dans une chambre sans les parents, à un moment décidé par le parent qui fait le coucher, puis ce dernier lui indique qu'il va partir au moyen d'un petit rituel sur un ton ferme et s’en va. Si le bébé pleure, le parent signale sa présence derrière la porte, éventuellement ouverte, mais sans se faire voir ; en cas d'enfant plus grand, celle-ci est même bloquée pour que l'enfant ne puisse pas aller retrouver son parent. Éventuellement, le parent va toucher son enfant, le bercer ou le tapoter, mais en le laissant dans son lit. [...]
    Or, un bébé pleure pour de multiples raisons : faim, soif, inconfort physique, besoin de présence par l'odeur, le contact corporel, les bruits... Cette multiplicité n'obtient qu'une réponse standard, avec une présence a minima. Au final, seule la demande de présence obtient une réponse partielle informant l'enfant qu'il ferait mieux de trouver dans son environnement un objet réconfortant, le fameux doudou."[]

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