Vous dites : « C’est épuisant de s'occuper des enfants.» Vous avez raison. Vous ajoutez : « Parce que nous devons nous mettre à leur niveau. Nous baisser, nous pencher, nous courber, nous rapetisser. » Là, vous vous trompez. Ce n'est pas tant cela qui fatigue le plus, que le fait d'être obligé de nous élever jusqu'à la hauteur de leurs sentiments. De nous élever, nous étirer, nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre. Pour ne pas les blesser.

Janusz Korczak, Quand je redeviendrai petit (prologue), AFJK.

Ouganda : fin du laxisme envers les enseignants violents

Selon une déclaration récente du ministre de l'Education, Gabriel Opio, le gouvernement de Kampala a l'intention de licencier les directeurs d'école et enseignants qui useront de châtiments corporels pour punir les élèves.

Dans une conférence de presse, le ministre a déclaré qu'un lien avait été établi entre les châtiments corporels et le taux élevé d'abandon de la scolarité. La conférence sur l'éducation qui vient de s'achever a décidé de mettre un terme aux châtiments corporels, et le ministère de l'Education a également mis au point un manuel proposant des alternatives à ces châtiments.

Les châtiments corporels sont officiellement interdits à l'école depuis 2006, mais leur pratique continue dans de nombreux établissement à travers tout le pays.

Selon Kevin Kelly, coordinateur des fondations pour l'éducation (Education Funding Agencies Group), le nombre d'élèves qui terminent leurs études primaires ne dépasse toujours pas 50 %, malgré les efforts financiers du gouvernement. "Ce faible taux devrait devenir une préoccupation nationale, et tous les efforts des donateurs devraient se concentrer sur ce problème", a-t-il déclaré.

Le ministère de l'Education a récemment lancé une initiative pour améliorer la qualité de l'enseignement dans les écoles primaires.

Teachers Face Axe Over Corporal Punishment by Fortunate Ahimbisibwe, New Vision (Kampala), November 12, 2008.
Traduit de l'anglais par Catherine Barret.