Vous dites : « C’est épuisant de s'occuper des enfants.» Vous avez raison. Vous ajoutez : « Parce que nous devons nous mettre à leur niveau. Nous baisser, nous pencher, nous courber, nous rapetisser. » Là, vous vous trompez. Ce n'est pas tant cela qui fatigue le plus, que le fait d'être obligé de nous élever jusqu'à la hauteur de leurs sentiments. De nous élever, nous étirer, nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre. Pour ne pas les blesser.

Janusz Korczak, Quand je redeviendrai petit (prologue), AFJK.

Refus de discuter de l’interdiction de la fessée en Pologne

C'est du moins ce qui ressort de l'information suivante, publiée sur le site : http://www.radinrue.com/spip.php?article4194

« En plein débat autour des enfants maltraités, la Pologne se demande si la législation ne devrait pas interdire la fessée, un débat qui se situe sur des sphères où de problèmes il n’y a point. Une chose est la fessée corrective, donnée avec jugement, et autre chose est la barbarie dont sont victimes certains enfants, d’ailleurs Micha? Kami?ski, ministre de la Chancellerie du Président, a déclaré sans ambiguïté qu’“il ne faut pas créer de problème là où il n’y en a point. La cellule de base est la famille et l’Etat ne peut y faire acte d’ingérence que lorsqu’il y a des situations pathologiques.” »

Question : Est-ce un signe de bonne santé ou de pathologie que de considérer qu'il est normal de frapper les enfants ?