Vous dites : « C’est épuisant de s'occuper des enfants.» Vous avez raison. Vous ajoutez : « Parce que nous devons nous mettre à leur niveau. Nous baisser, nous pencher, nous courber, nous rapetisser. » Là, vous vous trompez. Ce n'est pas tant cela qui fatigue le plus, que le fait d'être obligé de nous élever jusqu'à la hauteur de leurs sentiments. De nous élever, nous étirer, nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre. Pour ne pas les blesser.

Janusz Korczak, Quand je redeviendrai petit (prologue), AFJK.

19 avril : Quelques nouvelles de l’évolution à l’échelle planétaire

Dans la dernière lettre d'information reçue de l'initiative mondiale End All Corporal Punishment of Children, on apprend que des efforts sont faits actuellement dans la direction d'une interdiction des châtiments corporels envers les enfants au Canada, aux îles Cayman, en Inde, à l'île de Man, en Jamaïque, aux Philippines et dans certains États des Etats-Unis. On apprend également que des obstacles semblent au contraire freiner l'évolution en Australie, au Botswana, au Royaume-Uni et dans certains États des Etats-Unis. On note aussi les efforts du gouvernement norvégien qui souhaite clarifier la loi actuelle, pour enlever les derniers doutes qui semblent peser quant à la possibilité de faire usage de violences physiques légères envers les enfants.
Cela montre encore une fois l'importance d'une législation précise. Osons espérer que le gouvernement français s'en inspire dans sa réflexion...