Vous dites : « C’est épuisant de s'occuper des enfants.» Vous avez raison. Vous ajoutez : « Parce que nous devons nous mettre à leur niveau. Nous baisser, nous pencher, nous courber, nous rapetisser. » Là, vous vous trompez. Ce n'est pas tant cela qui fatigue le plus, que le fait d'être obligé de nous élever jusqu'à la hauteur de leurs sentiments. De nous élever, nous étirer, nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre. Pour ne pas les blesser.

Janusz Korczak, Quand je redeviendrai petit (prologue), AFJK.

3 avril : Des nouvelles d’Afrique du Nord

Nous avons publié récemment une brève intitulée « lueur d'espoir au Maroc ? ». Sur le même portail dédié à la femme marocaine, on peut maintenant lire un article faisant allusion aux programmes de protection de l'enfant contre toutes les formes de violence mis en place par le Maroc, sans que la lutte contre les châtiments corporels soit clairement mentionnée. Un autre article, « Algérie : le châtiment corporel pour s'imposer en classe », publié récemment dans un quotidien algérien, donne, lui, à travers son titre et ses premières lignes, une image affligeante de l'utilisation des châtiments corporels dans ce pays.

Point commun à ces articles, les journalistes se tournent vers l'Europe pour voir ce qui s'y fait en matière de lutte contre les châtiments corporels. On ne peut que se réjouir de voir qu'il est fait référence à l'Appel aux associations lancé, entre autres, par l'OVEO.