Vous dites : « C’est épuisant de s'occuper des enfants.» Vous avez raison. Vous ajoutez : « Parce que nous devons nous mettre à leur niveau. Nous baisser, nous pencher, nous courber, nous rapetisser. » Là, vous vous trompez. Ce n'est pas tant cela qui fatigue le plus, que le fait d'être obligé de nous élever jusqu'à la hauteur de leurs sentiments. De nous élever, nous étirer, nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre. Pour ne pas les blesser.

Janusz Korczak, Quand je redeviendrai petit (prologue), AFJK.

Les châtiments corporels réduisent le quotient intellectuel

Pr Murray Straus, étude de l'université du New Hampshire publiée le 25 septembre 2009.
L'étude n'est malheureusement plus visible sur le site de l'université mais une partie a été par chance reproduite sur le site NoSpank.

Selon les résultats d'une étude présentée en 2009 par le Pr Murray Straus, sociologue et codirecteur du Family Research Laboratory de l'université du New Hampshire, les châtiments corporels réduisent le quotient intellectuel des enfants.

Mesuré quatre ans plus tard, le QI des enfants qui avaient reçu des fessées de leur mère entre l'âge de 2 et 4 ans était inférieur de 5 points à celui des enfants qui n'en avaient pas reçu, tandis que le QI des enfants qui avaient reçu des fessées entre 5 et 9 ans était inférieur de 2,8 points à celui des enfants qui n'en avaient pas reçu au même âge. Voir graphique 2.

La même étude établit une relation directe entre le QI moyen de la population d'un pays et le pourcentage de parents qui recourent aux châtiments corporels (fessées ou autres coups) sur les adolescents : graphique 1.

Enfin, le fait d'avoir été souvent ou très souvent frappé (fessées ou autres coups) avant l'âge de 12 ans augmente (jusqu'à plus de 2 fois) le risque de présenter des symptômes de stress post-traumatique.

À voir aussi :

    • La vidéo (en anglais) de l'interview du Dr Nancy Snyderman sur la chaîne MSNBC diffusée aux Etats-Unis et au Canada, et reprise sur le site Project NoSpank.