Quand on a rencontré la violence pendant l'enfance, c'est comme une langue maternelle qu'on nous a apprise.

Marie-France Hirigoyen.

Maltraitance et action politique violente

Une étude du Fonds national suisse de la recherche scientifique met en lumière le rapport entre les violences familiales et l'appartenance aux mouvements extrémistes de droite.

« Les extrémistes de droite ne sont pas des perdants de la modernisation », affirme Thomas Gabriel, en charge de la recherche. En analysant le cadre de vie d'une vingtaine de militants d'extrême-droite, il a mis en évidence des facteurs familiaux. « Les scientifiques ont mis au jour trois schémas familiaux et formes d'évolution biographiques débouchant sur des attitudes d'extrême-droite et des actes de violence :

1. "Démarcation par suradaptation" : dans ce cas de figure, les jeunes reprennent les attitudes politiques et les logiques d'action de droite de leurs parents et de leurs grands-parents ;

2. "Violence, irrespect et quête de reconnaissance" : ici, l'expérience d'impuissance des jeunes par rapport à la violence au sein de la famille joue un rôle important ;

3. "Non-prise en compte et quête de sécurité et de différence" : dans ce cas de figure, c'est l'impression de ne pas être pris en compte par les adultes qui s'avère surtout marquante pour les jeunes ; une impression qu'ils compensent dans l'environnement correspondant. »

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