Vous dites : « C’est épuisant de s'occuper des enfants.» Vous avez raison. Vous ajoutez : « Parce que nous devons nous mettre à leur niveau. Nous baisser, nous pencher, nous courber, nous rapetisser. » Là, vous vous trompez. Ce n'est pas tant cela qui fatigue le plus, que le fait d'être obligé de nous élever jusqu'à la hauteur de leurs sentiments. De nous élever, nous étirer, nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre. Pour ne pas les blesser.

Janusz Korczak, Quand je redeviendrai petit (prologue), AFJK.

Progrès de la cause des enfants en Afrique

Le site Actualité des droits de l'enfant signale, à partir d'informations venant du site Global Initiative (Bulletin n° 12 sur l'Afrique, en français), que plusieurs pays africains s'orientent vers l'interdiction des punitions corporelles.Le Swaziland, jusqu'à présent, s'est contenté d'interdire les châtiments corporels en tant que peine criminelle. Espérons que c'est un premier pas vers leur interdiction dans les familles, à l'école et dans les structures d'accueil.

Le Burkina Faso prévoit l'interdiction des châtiments corporels dans toutes ces situations dans son projet de Code de protection de l'enfant. Les châtiments corporels y sont définis comme étant "toute sanction physique infligée à l'enfant par les parents, enseignants ou autres, par le moyen de coups ou blessures, mutilation, enfermement, marquage, rasage de cheveux ou autres moyens violents, humiliants ou avilissants".

La Guinée Bissau a l'intention de soumettre un projet de loi au Parlement pour interdire les châtiments corporels.

La Zambie, le Niger, l'Afrique du Sud, l'Ethiopie annoncent une évolution dans le même sens.

Cette évolution est encourageante.