C’est seulement quand se produit un changement dans l’enfance que les sociétés commencent à progresser dans des directions nouvelles imprévisibles et plus appropriées.

Lloyd de Mause, président de l'association internationale de Psychohistoire.

Une nouvelle campagne de sensibilisation sur la violence éducative ordinaire

L'association StopVEO, Enfance sans violences et le Dr Gilles Lazimi lancent, aujourd'hui lundi 15 avril 2019, une campagne de sensibilisation et d'information des parents passant par les médecins et les professionnels. Cette campagne comporte :

  • une affiche pour les salles d'attente des médecins, affiche invitant à parler de la violence éducative,
  • un flyer comportant une définition de la violence éducative, les risques de cette violence pour les enfants, quelques pistes pour une éducation sans violence, deux témoignages de mères et des ressources pour s'informer,
  • un communiqué de presse (ci-dessous).

La campagne "Les violences éducatives, c'est grave, Docteur" propose aussi aux villes et aux collectivités locales un accord de partenariat. Elle en a déjà établi un avec les villes de Romainville (93) et Gennevilliers (92). Une quinzaine d’autres communes, et des conseils départementaux, se sont montrés intéressés par cet outil, qui sera ainsi déployé nationalement tout au long de l’année.


Communiqué de presse

Les violences éducatives, c’est grave Docteur ?

À l’occasion de la journée contre les violences éducatives ordinaires du 30 avril 2019, l’association StopVEO, Enfance sans violences lance nouvel un outil de sensibilisation et de prévention des violences éducatives. À destination des parents, des flyers et des affiches seront mis à disposition des médecins et professionnels de santé.

La violence éducative est l’ensemble des moyens violents qui sont utilisés, tolérés et souvent recommandés pour faire obéir et éduquer les enfants.

Les violences éducatives ordinaires sont encore très largement employées : 85 % des parents reconnaissent avoir recours à la fessée (71,5 % à des “petites gifles”), dont la moitié frapperaient leur enfant avant l’âge de 2 ans et les trois-quarts avant l’âge de 5 ans.

Or, de nombreuses études ont prouvé les méfaits de ces traitements sur la santé et le comportement de l’enfant ainsi que leur inefficacité (augmentation du risque de développer des troubles psychologiques telles l'anxiété ou la dépression et des troubles somatiques divers tels que les pathologies cardiaques, auto-immunologiques, cancéreuses, etc., mais aussi risque de développer des comportements agressifs ou d'en subir…).

Les conséquences des VEO sur la santé physique et le développement psychologique de nombreux enfants sont donc considérables.

StopVEO, Enfance sans violences a notamment pour mission de prévenir et sensibiliser tout public sur les conséquences des VEO.

Parce que le médecin ou le professionnel de santé joue un rôle très important dans le suivi du développement de l’enfant, StopVEO lance aujourd’hui un outil destiné aux parents afin d’aborder, avec le professionnel de santé, la question des VEO.

L’affiche, intitulée "Fessées, menaces, cris… et si on en parlait ?", invite le parent à se questionner et à questionner le professionnel de santé chez qui il prend connaissance du message. Les flyers en libre service, quant à eux, informent sur les conséquences des violences éducatives, en donnant un éclairage simplifié sur les neurosciences, en apportant des témoignages ou en explorant des pistes pour agir autrement.

Ces outils seront lancés le 15 avril 2019.

Inédit en France, "Les violences éducatives, c’est grave Docteur ?" ouvre la voie à une action de sensibilisation d’envergure en France.

Proposé par l’association directement au professionnel de santé, ou en partenariat avec des villes ou collectivités locales, "Les violences éducatives, c’est grave Docteur ?" a déjà noué un partenariat avec les villes de Romainville (93) et Gennevilliers (92). Une quinzaine d’autres communes, et des conseils départementaux, se sont montrés intéressés par cet outil, qui sera ainsi déployé nationalement tout au long de l’année.

Pour le moment, ce sont 50 000 flyers et 2 000 affiches qui seront imprimés et diffusés à partir du 15 avril.