Vous dites : « C’est épuisant de s'occuper des enfants.» Vous avez raison. Vous ajoutez : « Parce que nous devons nous mettre à leur niveau. Nous baisser, nous pencher, nous courber, nous rapetisser. » Là, vous vous trompez. Ce n'est pas tant cela qui fatigue le plus, que le fait d'être obligé de nous élever jusqu'à la hauteur de leurs sentiments. De nous élever, nous étirer, nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre. Pour ne pas les blesser.

Janusz Korczak, Quand je redeviendrai petit (prologue), AFJK.

Caroline Goldman

Des enfants « victimes » d’une parentalité « exclusivement empathique »… ou comment faire passer la domination des adultes pour un droit fondamental des enfants

Un débat incomplet Le 28 octobre 2022, deux tribunes quasiment similaires ont été publiées, l’une dans Le Figaro (La dérive de la parentalité “exclusivement” positive doit être dénoncée), l’autre dans La Libre Belgique : La parentalité exclusivement positive ne respecte pas le développement psychologique de l’enfant. Avec bien peu de nuances, les textes opposent de manière caricaturale le « bon […]

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