Vous dites : « C’est épuisant de s'occuper des enfants.» Vous avez raison. Vous ajoutez : « Parce que nous devons nous mettre à leur niveau. Nous baisser, nous pencher, nous courber, nous rapetisser. » Là, vous vous trompez. Ce n'est pas tant cela qui fatigue le plus, que le fait d'être obligé de nous élever jusqu'à la hauteur de leurs sentiments. De nous élever, nous étirer, nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre. Pour ne pas les blesser.

Janusz Korczak, Quand je redeviendrai petit (prologue), AFJK.

Violences verbales & psychologiques

L'OVEO recense les violences verbales ou psychologiques, ayant un impact négatif sur l'enfant, en voici quelques unes :

Celles qui menacent de chatiments corporels :

- Arrete de pleurer sinon tu vas savoir pourquoi
- Tais toi ou je t'en colle une
- Mange ta viande ou je te la fais manger
- Arrete de m'enerver
- Tu merites la fessee
- y a des baffes qui se perdent
- Dis merci sinon ca va mal finir

Celles qui rejettent l'enfant :

- Vas dans ta chambre
- Je te laisse tout seul te debrouiller
- Je m'en vais pour toujours
- Je ne t'aime pas quand tu fais cela

Celles qui humilient l'enfant :

- Tu resteras toute ta vie avec la bouche de travers a force de faire des grimaces
- Tu es une vilaine fille
- Arrête de manger comme un/e cochon/ne
- Hou l'horrible capricieuse qui veut se faire remarquer
- J'aimerais que tu te coiffes le matin, j'ai pas envie d'avoir 17 épouvantails dans ma classe tous les matins

Celles qui affirment l'autorité du parent :

- Je te lave la bouche au savon si tu repetes des gros mots
- Tu m'obeis ou tu t'en vas de la maison
- Le père fouettard t'apportera un martinet si tu n'es pas sage
- Je vais te faire passer l'envie de rire
- Si t'es pas sage le père noël t'aménera pas de cadeaux

Celles qui répriment les émotions de l'enfant :

- Que tu es vilain quand tu pleures
- Un grand garcon n'a pas mal
- T'es pas belle quand tu pleures
- Hou la vilaine petite fille qui fait un caprice