C’est seulement quand se produit un changement dans l’enfance que les sociétés commencent à progresser dans des directions nouvelles imprévisibles et plus appropriées.

Lloyd de Mause, président de l'association internationale de Psychohistoire.

Les punitions corporelles dans le système scolaire continuent dans 19 Etats des Etats-Unis


Un article publié sur le site Education Week le 22 octobre 2013 fait le point sur la pratique des châtiments corporels dans les écoles des Etats-Unis.


Les châtiments corporels à l’école demeurent légaux dans 19 Etats (contre 22 en 2004), essentiellement des Etats du sud des Etats-Unis. En 2006, dernière année pour laquelle on a des chiffres, 223 190 élèves ont été punis physiquement. Alors que le pourcentage des élèves noirs n'est que de 17,1%, ils étaient 35,6% à avoir été battus. 78,3% des élèves battus étaient des garçons.


L’article, qui s’inspire d’informations fournies par le Center for Effective Discipline, association basée dans l’Ohio qui informe le public sur les effets des châtiments corporels et sur les « solutions alternatives », rappelle qu’il n’existe aucune loi fédérale régissant l’interdiction des châtiments corporels dans les écoles, cette initiative étant laissée aux Etats et aux districts. Dans les 19 Etats où ils restent autorisés, les districts ont le choix de les interdire dans leurs écoles, ce qu’ils font en nombre croissant. Mais, bien que ce soit le cas de Marion County, en Floride, depuis trois ans, les élèves ont eu la surprise de constater, à la rentrée scolaire 2013, que cette pratique avait été remise en place. Selon l’article, ce cas est typique de la persistance des châtiments corporels dans les écoles des Etats-Unis.


Rappelons à cette occasion que, contrairement à ce qu’on pense souvent en Europe, aucune loi aux Etats-Unis n’interdit les châtiments corporels dans les familles (voir Effets de la fessée sur le développement de l’enfant de 0 à 9 ans). C’est même souvent l’annonce d’une nouvelle interdiction dans le système scolaire qui entretient cette confusion, alors que l’interdiction existe déjà dans tous les Etats européens au moins pour l’école, et pour une bonne partie d’entre eux dans les familles.


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