Il est urgent de promouvoir la culture du respect de l’enfant comme “ultime révolution possible” et comme élément fondamental de transformation sociale, culturelle, politique et humaine de la collectivité.

Maria Rita Parsi, psychologue italienne.

La violence éducative en images

Le phénomène de violence éducative inspire les grands et les petits à travers le monde. Nous avons découvert plusieurs vidéos qui la dénoncent et auxquelles nous ne restons pas insensibles.

2016 : vidéos du festival Nikon "Je suis un geste"

  • Une vidéo qui peut choquer (à cause de la claque donnée à la fin à l'adulte violent : l'auteur n'a pas pensé à l'enfant qui assistait à la scène !) : Je suis une claque.
  • Je suis la fessée : une vidéo sensible et au deuxième degré sur les méthodes "éducatives", qui évoque cette page de conseils sur Comment donner une fessée... celle-ci malheureusement au premier degré et où l'humour est visiblement involontaire (du genre : ne pas donner de fessées dans les pays où la loi l'interdit !).
  • D'autres vidéos sont à voir dans ce festival, en particulier, sur la maltraitance, Je suis une poupée.

Des vidéos de l'UNICEF à voir et à partager

La violence éducative mise en mime : quatre spots de sensibilisation aux violences éducatives ordinaires réalisés par hazquesedetenga.com (le site n'existe plus) pour l'Unicef Argentine, Chili, Paraguay et Uruguay pour la campagne Fin al maltrato : detengamos el maltrato infantil (Arrêtons la maltraitance des enfants).

Voir les spots réalisés pour Unicef Uruguay), Argentine, Paraguay.

Une autre vidéo de l'Unicef en espagnol : Il y a des enfants qui jouent à être invisibles. (“Non aux cris, aux insultes et aux coups / On n'apprend pas par la violence / Mets-toi à leur place / Unicef, pour les droits des enfants.")

Lithuanie : protéger les enfants contre la violence

Dans cette vidéo diffusée par Save the Children Lithuania, le texte figurant à la fin : "tikrame pasaulyje vaikai negali apsiginti / jie turi buti apginti / vaiki teisiu konvencija" peut se traduire ainsi : "Dans le monde réel, les enfants ne peuvent pas se défendre / Ils ont besoin d'être défendus / Convention des droits de l'enfant."

Children see… Children do

Réalisée par l'association australienne de prévention contre la négligence et la maltraitance des enfants, NAPCAN, cette vidéo, malgré certaines mises en scène qui pourront paraître choquantes à certains, présente en images une vérité pure : les enfants imitent les adultes, ils font ce qu'ils voient !

Le message à la fin de la vidéo « Make your influence positive » (en français, « Soyez un exemple positif ») nous rappelle à quel point nous sommes tous responsables de ce que font les enfants... et donc tous concernés pour faire de ce monde un monde meilleur pour les enfants.

Stop Smacking. Children Are Unbeatable.

Une autre association, britannique cette fois, Children are unbeatable Alliance (Alliance - Les enfants sont "imbattables"), qui lutte en vue de faire interdire les punitions corporelles envers les enfants en Grande-Bretagne, a mis en ligne sur son site destiné aux enfants deux courtes vidéos illustrant son engagement.

On y voit, dans la première, des personnages en pâte à modeler, un enfant (en rose) qui s'amuse, puis un adulte (en bleu) qui le gifle, puis le message « Stop being childish, behave… good girl » (en français, « Arrête de faire le bébé… Sois grande… tu es gentille… »)… puis, dans la seconde, un enfant (toujours en rose) qui détruit le bras d'un adulte (toujours en bleu), et le message « Stop smacking. Children are unbeatable » qui, en jouant sur les mots, nous rappelle que les enfants ne devraient pas être frappés.

Some children whish their parents were animals

Le ministère des Affaires sociales du Liban propose également une vidéo de sensibilisation à la lutte contre la maltraitance. On y voit des animaux s'occuper de leur progéniture avec soin et attention. La scène finale montre un enfant avec un œil au beurre noir, suivi du message « Some children wish their parents were animals », en français : « Certains enfants aimeraient mieux que leurs parents soient des animaux »). Répétons-le une fois de plus : les enfants ont le droit d'être protégés contre la violence au même titre que les adultes, et ne pouvons que poser et reposer la question :

Pourquoi appelle-t-on agression le fait de frapper un adulte, cruauté le fait de frapper un animal, mais éducation le fait de frapper un enfant ?

BARNAGA

L'organisation suédoise Rädda barnen (Sauvons les enfants), qui conduit de nombreux projets pour améliorer la situation des enfants à travers le monde, réalise également de nombreux spots vidéo. L'un d'entre eux s'intitule Barnaga (en français, les châtiments corporels). On y voit des enfants face à un adulte, un homme ou une femme, qui crie, menace ou est sur le point de faire usage de châtiments corporels et est heureusement stoppé(e).

À la fin de la vidéo, on peut lire : « Sedan 1979 har barnaga förbjudits i 23 länder. Det finns 171 kvar. Fortsättning följer. » (en français : « Depuis 1979, les châtiments corporels ont été interdits dans 23 pays. Il en reste encore 171. A suivre. »). Le message est porteur d'espoir, mais nous rappelle cruellement que la violence éducative envers les enfants est malheureusement encore tolérée dans une trop grande majorité des pays.

HÅRDA ORD

Une autre organisation suédoise, Friends, qui lutte contre la discrimination à l'école, réalise elle aussi de nombreux spots publicitaires. Lors des premières scènes de l'un d'entre eux, intitulé Hårda ord (Des mots durs), un jeune garçon est insulté par des camarades plus âgés. À la fin, l'un des deux adolescents l'interpelle : « Salut Calle ! », et il pousse un grand soupir de soulagement. Enfin, on peut lire le texte : « Ord känns mer än man tror » (en français, « Les mots se ressentent plus qu'on croit »).

Qu'elle provienne d'un adulte ou d'un camarade plus âgé, la violence verbale qui vise à rabaisser l'autre et à l'amener à se soumettre a elle aussi des effets considérables… qui contrastent radicalement avec ceux, sincères et positifs, de l'adolescent envers le jeune garçon dans la scène finale.