Vous dites : « C’est épuisant de s'occuper des enfants.» Vous avez raison. Vous ajoutez : « Parce que nous devons nous mettre à leur niveau. Nous baisser, nous pencher, nous courber, nous rapetisser. » Là, vous vous trompez. Ce n'est pas tant cela qui fatigue le plus, que le fait d'être obligé de nous élever jusqu'à la hauteur de leurs sentiments. De nous élever, nous étirer, nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre. Pour ne pas les blesser.

Janusz Korczak, Quand je redeviendrai petit (prologue), AFJK.

Le Sénat adopte en deuxième lecture la proposition de loi relative à l’interdiction des violences éducatives ordinaires

Ce mardi 2 juillet, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’interdiction des violences éducatives ordinaires, déposée par la députée Maud Petit et votée en première lecture par l’Assemblée Nationale le 29 novembre dernier1.

Le texte ayant été voté dans les mêmes termes par les sénateurs, cette proposition de loi est définitivement adoptée. Son entrée en vigueur reste conditionnée à sa promulgation par le Président de la République.

Nous ne pouvons que maintenir nos observations et réserves formulées à l’occasion du vote en première lecture.

Notons que ce vote intervient quelques jours après l’adoption par le Kosovo d’une loi interdisant de façon explicite toute punition corporelle. Le 27 juin, le Kosovo est donc devenu le 55e pays abolitionniste.

Nous espérons que cette loi constituera un appui tant pour une abolition définitive par le juge du droit de correction que du renforcement des mesures d’information et de prévention de la violence éducative ordinaire.


Lire le communiqué de Global Initiative to End Corporal Punishment du 3 juillet 2019 (en anglais et français)


 

  1. lien vers compte-rendu de séance : http://www.senat.fr/cra/s20190702/s20190702_9.html ; lien vers le texte adopté : http://www.senat.fr/petite-loi-ameli/2018-2019/602.html. []

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