Quand on a rencontré la violence pendant l'enfance, c'est comme une langue maternelle qu'on nous a apprise.

Marie-France Hirigoyen.

25ème anniversaire de la CIDE (Convention internationale des Droits de l’enfant)

Nous avons reçu de la nouvelle Défenseure des enfants (adjointe au Défenseur des droits) Geneviève Avenard l'annonce de la publication d'une affiche Les 12 principaux droits de l'enfant à l'occasion du 25ème anniversaire de la Convention relative aux droits de l'enfant. Cette affiche, destinée à rappeler aux enfants les droits que leur donne la Convention, en résume les points essentiels. Son article 19, qui porte sur le droit d'être protégé contre toute forme de violence, est résumé ainsi :

"La PROTECTION contre toutes les formes de violences physiques, mentales, sexuelles et verbales."

On aurait souhaité, bien sûr, que soient mentionnés plus explicitement les aspects les plus fréquents de la violence éducative, c'est-à-dire les gifles et les fessées. Mais le fait que soient mentionnées les violences physiques et surtout verbales laisse entendre que si les mots violents sont interdits, à plus forte raison tout geste violent. Disons que c'est un pas en avant dans le bon sens, même s'il y a encore beaucoup à faire. Comme cette affiche sera envoyée à tous les établissements scolaires, la mention de la violence verbale peut amener des discussions intéressantes entre enseignants et élèves : "M'dame, vous n'avez pas le droit de crier alors !"

Un jeu des 7 familles à destination des 7-12 ans a également été crée pour l'occasion, tout aussi prudent (le mot "punition" n'est d'ailleurs mentionné nulle part) : "J'ai des droits mais je dois aussi respecter ceux des autres", "J'ai droit à la protection contre toutes les violences physiques" (sans aucune précision), "J'ai droit à la protection contre le harcèlement sur Internet, à l'école et dans ma famille"...


Ce même 20 novembre, le député EELV François-Michel Lambert rappelle, dans un article intitulé Stop aux châtiments corporels et à la fessée, la réticence de la France à légiférer « en matière d’interdiction des châtiments corporels et de la violence "éducative" à l’encontre des enfants ».

De nombreux articles dans les médias font état des déclarations de la ministre de la Famille Laurence Rossignol sur le sujet. Nous y revenons sur notre nouvelle page revue de presse. Voir en particulier, à la date du 20 novembre, l'article du Dr Muriel Salmona Pourquoi interdire les punitions corporelles et les autres violences éducatives au sein de la famille est une priorité humaine et de santé publique.

A voir aussi, dans la rubrique "Nos actions" :
- Nanterre, 25ème anniversaire de la Journée internationale des Droits de l’enfant.
- Rapport du collectif AEDE (Agir ensemble pour les droits de l'enfant) le 10 décembre 2014.