Vos enfants ne sont pas vos enfants, ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même. Ils viennent à travers vous et non pas de vous. Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Khalil Gibran, extrait du recueil Le Prophète.

Je n’ai jamais aimé cette façon d’«éduquer» les enfants…

Témoignage reçu en réponse au questionnaire du livre La Fessée, ce questionnaire est publié aussi sur le site.

 
Bonjour,

suite à la lecture de votre livre «La Fessée, questions sur la violence éducative», je vous adresse ce mail pour répondre à vos questions.

Je suis née en Italie et j’y ai vécu pendant 25 an : en Italie les enfants ne sont pas soumis à des violences «extrêmes» mais «une bonne fessée quand il le faut» est trop souvent bien vue par les parents de n’importe quel niveau socio-culturel et de ce fait les fessées et les tapes deviennent bien nombreuses…
Je n’ai jamais aimé cette façon d’ «éduquer» les enfants, mais dans les discussions avec les amies, j’étais toujours perçue comme laxiste et je me posais plein de questions sur comment accompagner un enfant sans violence (physique et morale). Je me demandais même si cela était juste un’utopie ou si c’était vraiment possible. Peu après mon accouchement, j’ai trouvé le titre de votre livre sur internet.
Merci de l’avoir écrit.
Cela m’a beaucoup aidé et renforçant mes idées et en me donnant des «instruments» et conseils pour le quotidien.
En tout cas, moi je n’ai pas été frappée systématiquement étant enfant (juste 2 ou 3 fessée, dont par contre je garde un souvenir très clair). Pour mes parents, je sais par ma mère que mon père était souvent puni ou frappé par sa mère et par son maître d’école; ma mère a reçu quelques fessée par sa mère, mais elle me dit avoir eu une éducation assez douce, et les fessées n’étaient pas mises en question à son époque.
Je pense que pour mon caractère, comprendre la raison des choses a toujours été plus important que obéir à un interdit (imposé par la force, même verbale). J’ai toujours eu l’instinct de me rebeller à quelque chose d’imposée. Pas trop profitable comme moyen pour accompagner un enfant vers son autonomie, à mon avis.

Voilà, j’espère avoir répondu à vos questions. Si vous en avez d’autres, ou si vous réalisé des enquêtes plus systématiques, n’hésitez pas à me contacter, j’y participerai avec plaisir dans le but de faire évoluer les choses dans ce domaine si important pour le présent et l’avenir de nos enfants!

Elisa Vinai