Vos enfants ne sont pas vos enfants, ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même. Ils viennent à travers vous et non pas de vous. Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Khalil Gibran, extrait du recueil Le Prophète.

Le Colibri-Abeille

Le Colibri-Abeille (et le « taon » socratique…)

Comme l’arbre qui s’éveille aux matins du printemps
Confiant dans ses pommes, qui prennent tout leur temps,
Goûte donc aux Merveilles que partagent les enfants,
Qu’avec sagesse tu les cueilles, et toujours tendrement.

Pour mieux entendre et mieux Aimer
Reste présent, veille sans douter
Pour mieux comprendre et mieux s’élever,
Egrène le temps, donne sans compter.

Il te faudra plonger, tâtonnements obscurs
Dans l’odieuse solitude de ton enfance blessée
Affronter la détresse pour mieux la consoler,
L’Amour, tel un rocher, t’offre un ancrage sûr.

C’est là la seule option pour ne pas dériver
Pour qu’enfin les blessures ne soient plus répétées
Que places et audaces ne soient plus menacées
Que chacun prenne appui sur une vraie liberté !

Relève-toi et regarde, dans les yeux de ton fils
Dans cet élan vital, cet appel insistant
Qui peut tout accepter sans la moindre malice
À la seule condition que l’Amour soit constant…

Amandine C., avril 2019