C'est à l'échelle mondiale qu'il faut désormais inventer de nouveaux concepts mobilisateurs, pour parvenir à cet idéal : l'égalité en dignité et en droit de tous les êtres humains.

Françoise Héritier, anthropologue, ethnologue, féministe, femme politique, scientifique (1933 – 2017)

Le traumatisme peut modifier notre génome et se transmettre aux générations suivantes

N. Perroud, A. Paoloni-Giacobino, P. Prada, E. Olié, A. Salzmann1, R. Nicastro, S. Guillaume, D. Mouthon, C. Stouder, K. Dieben, P. Huguelet, P. Courtet et A. Malafosse, universités hospitalières de Genève (Suisse) et de Montpellier (France), étude publiée dans Translational Psychiatry le 13 décembre 2011.

Selon les résultats de cette étude, le traumatisme (maltraitance ou négligence physique ou psychologique, abus sexuel) s'inscrit dans notre génome à travers les modifications épigénétiques des gènes récepteurs et peut se perpétuer sur trois générations (ou plus, l’étude ayant porté sur trois générations seulement).

L’étude montre également que ces modifications sont en relation directe avec le nombre et la gravité des abus subis, et que le fait de subir plusieurs formes d’abus a un effet supérieur à la simple addition des effets de ces abus pris séparément.

A lire en français : La maltraitance dans l’enfance modifie notre ADN jusqu’à la troisième génération, article publié le 29 janvier 2012 sur le blog du Dr Linard, biochimiste et biologiste québécois, avec une vidéo du Journal du Dimanche où interviennent deux chercheurs suisses ayant participé à l’étude.


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