Vous dites : « C’est épuisant de s'occuper des enfants.» Vous avez raison. Vous ajoutez : « Parce que nous devons nous mettre à leur niveau. Nous baisser, nous pencher, nous courber, nous rapetisser. » Là, vous vous trompez. Ce n'est pas tant cela qui fatigue le plus, que le fait d'être obligé de nous élever jusqu'à la hauteur de leurs sentiments. De nous élever, nous étirer, nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre. Pour ne pas les blesser.

Janusz Korczak, Quand je redeviendrai petit (prologue), AFJK.

Plus on a reçu de fessées, plus on est partisan de son utilisation

Plus on a reçu la fessée, plus on est partisan de son utilisation.

Une enquête québécoise menée par Marie-Hélène Gagné confirme que plus on a reçu la fessée, plus on est partisan de son utilisation.

Par ailleurs, plus les répondants disaient avoir connu la fessée dans leur enfance, plus ils approuvaient l’utilisation de cette forme de discipline. En revanche, pour ceux qui affirmaient avoir été ridiculisés ou humiliés par leurs parents, plus ils rapportaient avoir été victimes de violence physique de leur part, moins ils étaient favorables à la fessée. Enfin, plus les participants étaient convaincus que les punitions corporelles n’étaient pas physiquement dangereuses, plus ils étaient d’accord avec la fessée.