C’est seulement quand se produit un changement dans l’enfance que les sociétés commencent à progresser dans des directions nouvelles imprévisibles et plus appropriées.

Lloyd de Mause, président de l'association internationale de Psychohistoire.

Campagne “Apprendre sans peur”

La campagne "Apprendre sans peur", dont nous parlions récemment à propos de son lancement au Togo, a été lancée le vendredi 21 novembre 2008 au Népal par le ministère de l'Education et l'ONG Plan Nepal en partenariat avec l'UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l'Enfance) et Save the Children dans la capitale Katmandou. Cette campagne, qui durera trois ans, vise à mettre un terme aux punitions corporelles, aux abus sexuels et aux intimidations, et à promouvoir l'apprentissage avec dignité dans les écoles népalaises.


La campagne "Apprendre Sans Peur" (campagne mondiale pour en finir avec la violence à l'école) est une initiative de Plan, "l'une des plus importantes organisations consacrées aux enfants, qui travaille dans 49 pays en développement afin d'améliorer les vies de jeunes vulnérables et défavorisés". "Apprendre Sans Peur a pour cibles trois des formes les plus fréquentes et préjudiciables de violence dans les écoles : la violence sexuelle, l'intimidation et les châtiments corporels. La campagne est présente à l'échelle mondiale et porte une attention toute particulière aux 49 pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine dans lesquels Plan intervient."
Cette campagne a débuté en novembre 2008 avec l'Inde, puis le Népal, suivis du Burkina Fasso, de la Tanzanie et de la Sierra Leone. 25 pays sont concernés à ce jour, mais d'autres devraient suivre rapidement. Le mois de novembre a été choisi en référence à la Journée mondiale pour la prévention des abus envers les enfants (World Day for Prevention of Child Abuse, 19 novembre) et à la Journée internationale des droits de l'enfant (Universal Children's Day, 20 novembre).

Le rapport préalable au lancement de la campagne (octobre 2008) peut être téléchargé en français sous forme complète (88 pages) avec en annexe la liste des formes de violences (châtiments corporels, violences sexuelles, brimades) interdites ou non dans tous les pays du monde.

Bien entendu, on ne peut attendre d'une telle campagne qu'elle prenne en compte toutes les formes de violence éducative ordinaire, et les violences à l'école ne peuvent exister que sur la base d'une violence légale et socialement acceptée dans les familles. Mais la plupart des pays qui ont adopté des législations contre toute forme de violence à enfants ont commencé par interdire les châtiments corporels à l'école, et on ne peut donc que se réjouir de tout progrès en ce sens.